Universal Pipers

janvier 20, 2010

Judgement Day

Enregistré dans : systeme — skelman @ 5:10 pm
terminator.jpg

Au menu de ce post; toujours l’approche de l’instrument Upiper électronique.
Passons sur le capteur, toujours en réflexion/maquettage de notre coté - Et abordons l’aspect flux et informations.
L’ensemble des informations qui tansitent le font sous la forme d’un signal de nature électrique; que ce signal soit midi, USB, audio.

Une distinction existe tout de même entre ces signaux: la nature numérique ou analogique du signal. Le signal analogique est l’information, alors que le signal numérique décrit cette information.

Regardons le chemin de l’information, depuis les doigts jusqu’aux oreilles:
Les doigts génèrent des altérations sur le capteur, qui les transforme en signaux électriques, puis par un algorithme particulier en information midi.
Ce signal midi constitue tout simplement un “flux” d’information des notes jouées, complètement analogue en cela à l’information stockée sur le papier cartonné d’un orgue de barbarie: hauteur et durée des notes.
Ce flux électrique est apréhendé par le port ‘midi In’ de votre interface audio pour être retranscrit en signal midi numérique.
Le signal midi numérique est interprété par Universal Piper ou par tout Atelier musical qui héberge le logiciel au format plugin.
Universal Piper joue alors les sons qui lui sont décrits au format midi; C’est en cela qu’il est un ‘instrument virtuel’.
Ces sons émis au format numérique sur un port audio doivent ensuite être convertis en signal audio (transcription Numérique-Analogique) avant d’être amplifiés en direction des oreilles.

Ces deux dernières étapes sont celles qui sont les plus critiques et primordiales dans la qualité du signal reçu par l’auditeur. Ce sont elles qui font la difference par le matériel utilisé.
J’ai traité la dernière fois des apports d’une interface Audio-numérique pour réaliser les étapes de transcription N-A et la préamplification du signal. Quels sont les points supplémentaires à surveiller pour garantir une écoute de qualité de Universal Piper?

Réponse: l’amplificateur(baffle + ampli de puissance), les cables et la signature accoustique du lieu.

Partie parfois négligée, les cables sont importants dans la perte de qualité du signal qu’ils peuvent engendrer.
Les cables midi ou USB sont des cables à vocation numérique, ils font transiter une description du signal; leur qualité n’a donc que peu d’impact sur le son
Par contre il faut donner tout son attention aux cables audio en sortie de carte son et jusqu’à l’amplificateur.
Les choisir de bonne section (blindage) et si possible plaqués Or: ça fait joli et en plus faut en profiter vu le cours de l’Or ça ne va pas durer.;-)
Bon le plaquage métaux précieux c’est pour assurer une bonne connectivité dans la prise femelle, ça vous parle là?
La femelle aime les métaux précieux c’est bien connu.
J’espère n’avoir que des ours-pipers mâles à lire ce blog. Oh mon Dieu.

Pour l’aspect amplification, nous avons pu tester qu’un ampli de guitare est trop restricitf sur le rendu du signal de cornemuse (foncièrement c’est un filtre passe bas; donc il etouffe); Il vaut mieux choisir un ampli de synthé; plus respectueux du spectre. A cet égard le test mené sur le HARTKE KM-100 (trouvé chez Thomann) a été bluffant:
100 Whats RMS +

égalisation pour retoucher le signal sur l’ampli +

basculement pour allumer la tête des auditeurs et un VRAI Pipe dans la pièce!

LOUD and CLEAR! je vous le garantit. J’en connais qui en entendant cela diront à leur pipe: “HASTA LA VISTA Baby”
Mais ce n’est surement pas la seule configuration qui sera montée…. en tout cas on l’espère.

Bunkerman

décembre 21, 2009

Miss René François

Enregistré dans : sampling — skelman @ 2:43 pm

Cette cornemuse a été fabriquée en 2004 par notre ami luthier René François (Orvault-44).

Une esthétique brillante (argent ciselé signé Malcolm Dowie) et un son plus moderne que les cornemuses précédentes : avec plus de ‘mordant/piquant’ je dirais ; après tout ceci n’est qu’une question de goût. Et quel démarrage !!

NB : je (Piping uP factor) reviens sur le commentaire de l’ami Bunkerman à propos du démarrage -> les anches ont été réglées ‘façon démarrage du McDougall d’Hubert Raud’ comme je l’ai entendu toute mon enfance = avec un Solb en 1er ton du basse ! Pour les amateurs, on l’entend très aisément sur les enregistrements de la Kevrenn Alré en concours par BAS… Idem dans certains pipe-bands, par ex. sur le CD de SFU ‘Live at Carnegie Hall’…

L’équilibre entre le basse et les ténors donne un velouté à la McDougall et une présence de Henderson : un mix très appréciable !
RFrancois.jpg

Je me permets d’ajouter cette anecdote au post lancé par Bunkerman :

René et moi nous sommes connus en 1993 au sein du Bagad Bleimor… J’y ai appris beaucoup de choses sur le son en peu de temps parmi les pibs vintage qui y sonnaient : McDougall d’Armel Denis, Henderson de Crocro, Henderson de René François, Glen (? lutherie d’Edinburgh assurément) de Loïc Denis… et rencontré beaucoup de fortes personnalités et amis cet été là.

A 14 ans parmi ‘les grands’, j’étais un peu la mascotte et beaucoup de liens d’affection se sont créés. 10 ans plus tard, René m’invite à découvrir une cornemuse qu’il venait de fabriquer : une François ! Ce fût un bonheur de la faire sonner : je trouvais le son que je cherchais depuis longtemps, un timbre proche de Henderson/Lawrie avec une part de rondeur à la McDougall…

Depuis mai 2004, je ne la quitte plus… Enfin presque, René m’en tourne actuellement une nouvelle en véritable ébène, elle sera sans doute montée en argent ciselé et ivoire ! Donc, plus fort que la nouvelle année, mon crû 2004 va laisser place à un 2010 prochainement…

Piping uP factor

décembre 18, 2009

Amplification and cables - part 1

Enregistré dans : hardware, systeme, tutoriels — skelman @ 12:41 pm

Thanks to members contributions, we discovered that driver; ASIO4All
What a shame on us to have missed that!
This library authorize PC owners to get a decent latency under Windows. We tried it and it appears to solve one problem: Get your PC playing right on time!(latency<10ms) Thanks so much to Michael Tippach to have done such a contribution to digital music.

As we worked on several travelling universalpiper configurations that autumn; I decided to make some articles about that.
It seams that some pipers are ready to become Electro-pipers!
And they are discovering brand new horizons; they though to gain extra light weight instrument... but discovered they have to move heavy amplifiers, just as guitarists have to!They gained extra simple tuning.. but discovered they have to cope with some fuzzylogic electronic hardware and informatic stuff...They gained extra sound possibilities but have to find what to do with those sounds in their music.

But we are proud to say that those pipers are convinced by our solution; and are eager to move ahead in virgin music terrains and do some experimentations.
Let's discover what we've learned.
What’s the anatomy of an amplified Universal Piper Rig?
midi chanter ->midi cable->midi2USB interface->PC with Universal Piper->Codec N/A->Pre-amplifier->audio cable->amplifier->cable->speaker->ears

We’ll see in the next posts, what is the function of each step in that sound generation chain. As you know probably the quality of a sound production system is dimensioned by the weakest element of the chain.

But first of all, I’ll try to explain one point: Do I need an external Audio Interface in my rig?

Let me answer that.
If you want to play at home and you already got a PC, or if you want to try Universal Piper, you you don’t need one of thoses Audio interfaces. You simply got to plug your midi chanter with a midi2USB cable; and get out the Universal Piper of the PC with the PC sound card.That will work fine.

But be sure it’s not the best you can get on several points; sound quality, ease of use, …
And if you want to adress a professional use of our instrument, it’s just not the right configuration. Just be sure that every professional sound engineer will be disgusted if you give him the end of a cinch cable for his mix table..images.jpg

Why use a dedicated Audio interface:

In the chain I described the Audio Interface handles two things: Codec N/A and pre-amplifier function (and it can also make an midi in, often) If you don’t have an audio interface you let the PC sound card do those things.
What an audio interface would do better?:
-Limit interferences coming from the PC, such as alim pb, buzz, cdrom starting and freezing the system, ..
-Include a real Preamp for the outgoing sound a get the good impedence for your signal, which is very important to be rightfully amplified.
-Get some real pro-CODECs for Numeric-Analogic conversion and be SURE it’s a major point to the sound quality. And no! : CODECs have not the same quality beetween a simple sound card and a pro-model up to 800 euros(!)
-Ease your machine work and send the N-A transcription work on the audio interface: more CPU for your DAW by example
- get some real knobs under your fingers for main gain or… wathever your interface comes with… and it changes life! you cannot bend on your laptop for every volume change.
- get some real in and OUTs with serious jacks or XLRs plugin systems, that stabilize the quality of the signal and secure your rig.

I hope you are convinced if you want to get really deeper into the elaboration of a serious rig!

Often an audio interface comes with entries and outs. If you dont want to record anything with your audio interface, you can choose simple but powerfull models such as those made by Native Instruments and used by DJ’s.
It will be enough to do the functions I mentionned before. And don’t forget : the best rig is the one you master.
Bouh! (Honte sur nous), on a découvert grâce à nos utilisateurs que l’on est passé à coté d’une librairie ASIO4All qui permet aux utilisateurs de PC windows de disposer d’une latence raisonnable (<10ms) ce qui permet de jouer du Universal Piper avec un simple cable midi->USB.
Merci à Michael Tippach de la fourniture importante qu’il a réalisé pour la musique électronique.
Comme nous avons élaboré cet automne quelques configurations portables de Universal Piper, j’ai décidé de faire une série d’articles à ce sujet:
Il semble bien qu’il y ait des sonneurs prêts à devenir des electro-pipers!

Ils découvrent de nouveaux horizons; ils pensaient avoir un instrument hyper-léger et confortable…et découvent qu’ils doivent déplacer de lourds amplis; exactement comme des guitaristes.
Ils s’accordent d’un geste; … mais doivent comprendre le fonctionnement pas très simple du matériel et de l’informatique.
Ils ont des sons incroyables sous les doigts… mais on pour tâche de trouver quoi en faire dans leur musique. Mais ces joueurs de cornemuse sont convaincus par notre démarche et je dois dire font preuve d’un apetit sauvage de découvertes de possibilités et d’expérimentations musicales.

Quelle est l’anatomie d’un set Universal Piper amplifié?
midi chanter ->midi cable->midi2USB interface->PC avec Universal Piper->Codec N/A->Pre-amplificateur->audio cable->ampli->cable->enceintes->oreilles

Nous verrons plus en détail l’importance de chaque étape dans les posts à venir; comme vous le savez probablement la qualité musicale d’une chaine sonore est dimensionnée par le maillon le plus faible.
Pour commencer je voudrai tirer au clair un point particulier: “Ais-je besoin d’une interface audio externe pour jouer du universal piper ?”

La réponse est simple:
Pour jouer à la maison ou pour dans une configuration ‘practice’, une interface Audio-numerique n’est pas necessaire. Il suffit d’un cable midi2USB pour connecter un chanter midi au PC et d’utiliser la carte son du PC pour écouter Universal Piper.

En tout cas il faut bien comprendre que ce n’est pas la meilleure configuration d’un point de vue sonore, ni même ergonomique..
Si vous souhaitez utiliser Univeral piper dans un environnement plus sérieux (bar, scène,…), ce n’est tout simplement pas le choix judicieux; et n’importe quel ingenieur du son à qui vous passerez l’extrémité d’un cable minijack-cinch pour sa table de mix vous regardera comme le dernier des gueux.

Alors pourquoi utiliser une interface Audio-numérique?
Dans la chaine sonore préalable, cette interface prend en charge deux choses: les filtres de transcription du signal de Numerique à Analogiques (CODECS N/A) et la fonction de pré-amplification (et fournit aussi bien souvent une entrée midi).
Quels sont les avantages de passer par une interface plutôt que de laisser la carte son du PC faire ces fonctions?
- cela va limiter les interférences en provenance de l’ordinateur, les buzz des alimentations, les interférences carte son/nappes infos, le cd-rom qui démarre et qui gèle le système…
- cela fournit une vraie fonction de preamplification de qualité qui surtout mettra le signal à la bonne impédance (primordial pour garantir une amplification correcte ensuite).
- Cela réalise la transcription Num-> analogique par le biais de filtres ‘pros’, et Non! tous les CODECs ne se valent pas entre une entrée de gamme et une carte à plus de 800 euros(!)
- Cela soulage la CPU de la machine en réalisant ce travail N-A sur l’interface Audio et donne donc plus de disponibilités à l’ordi pour piloter d’autres instruments, un DAW (Digital Audio Workstation) par exemple,
- Cela donne accès à de véritables ’boutons’ sous les doigts pour piloter le volume principal… cela dépende de l’interface. Et ça change la vie! On ne peut pas se baisser sur l’ecran du portable avec la souris à chaque fois qu’il faut modifier le volume de l’instrument!
- On a enfin avec une interface audio de ‘vraies’ entrées et sorties au format jack ou XLR; ce qui permet de stabiliser le signal et de sécuriser le matos.

J’espère que tout ceci vous a convaincu de l’utilité de ces bestioles!
Bien souvent les interface Audio-numériques possèdent des entrées et des sorties audio. Pour un usage dédié à Universla Piper, et si vous ne souhaitez pas enregistrer un quelconque signal, cela peut être judicieux de choisir les interface spéciales DJs (seulement des sorties) faites par Native Instruments.
Et n’oubliez pas, le meilleur matos est celui que vous maitrisez.

Bunkerman

décembre 8, 2009

Miss Peter Henderson

Enregistré dans : sampling — skelman @ 3:17 pm

La saga continue… Il s’agit là encore d’un magnifique instrument : tant sur le plan esthétique que sonore !
Les cornemuses Henderson vintage sont recherchées notamment pour leur spectre harmonique riche et leur volume sonore. Ce crû 1921 nous a délivré un son brillant et puissant = subtile équilibre des ténors et du basse.
henderson.jpg

Il est bon de préciser que chaque set de bourdons samplé était anché en roseau McTy (merci à toi camarade Yves) ou McDan.

Un prochain article montrera les différences ’spectrales’ entre les différents sets, on peut même dire les différences entre la lutherie de Glasgow (Henderson, Lawrie entre autres) et celle d’Edinburgh (McDougall, Glen…). Quelques infos initiales ici : http://pipingup.com/glasgow-bagpipe-cornemuse-henderson-lawrie-hardie-macrae-grainger.php et ici : http://pipingup.com/edinbourg-bagpipe-cornemuse-glen-macdougall-robertson-center-sinclair-macpherson.php

Revenons à Miss Henderson, voici l’anecdote relative à son acquisition, by Sir Angus McCrocro :

Pour la petite histoire, j’ai toujours rêvé de sonner dans une Henderson, pourquoi ?!! Mystère… le son sûrement ! [NDLR : sans aucun doute !]

Après être passé au College Of Piping, alors sous la direction de Seumas MacNeill, je lui avais demandé de me trouver une Henderson. Plus de 15 ans après (en 1988) j’ai reçu un soir un coup de téléphone de Seumas MacNeill qui me disait ‘John-Yves I have a set of Henderson’s for you’.

Je crois que je ne lui ai même pas demandé le prix, j’ai pris le premier ferry de Roscoff à Plymouth puis le train direct de Plymouth à Glasgow qui existait encore à cette époque.

Arrivé devant les portes du College, celles-ci étaient fermées (le College fermait à 17h00 et je suis arrivé vers 17h05). J’ai dû passer par toutes les couleurs à tel point que la patronne de la pizzeria qui se trouvait à côté m’a dit : ‘You from Brittany !’ et de m’expliquer que Seumas MacNeill avait une course à faire et qu’il serait de retour dans quelques minutes. Ouf !!

Seumas m’a alors expliqué l’origine de cette cornemuse qui avait appartenu au P/M James Blair Robertson MBE. [NDLR : célèbre sonneur soliste double-médaillé d’or - Oban en 1932 et Inverness en 1933 - et ex. P/M 2nd Scots Guards]

J’ai repris quelques heures après le train de nuit pour Plymouth avec ma cornemuse dans sa boite d’origine…

 

JB Robertson.jpg

 Photo de James Blair Robertson

Merci à Jean-Yves Elaudais !

Piping uP factor

décembre 6, 2009

Chacun voit midi à sa porte.

Enregistré dans : Universal piper, tutoriels — skelman @ 10:39 pm

Une demande qui revient de temps en temps c’est comment avoir et lire des fichiers midi; ou comment pouvoir nourrir Universal Piper. Pour plus d’informations générale sur le midi voir ces liens:
http://www.universal-piper.com/fr/Aide_files/midi%20tutorial%20fr.pdf
http://www.universal-piper.com/universal_piper/Need_Help_files/midi%20tutorial%20en.pdf

Déjà il y a deux façons de lire un bout de midi avec Upiper.

La première et la plus immédiate c’est de passer par l’onglet ‘player’ et de sélectionner le fichier adéquat.
Par défaut cette interface s’ouvre au dernier endroit ou un tel fichier a été chargé. Par défaut aussi la lecture d’un .mid s’exécute avec un décalage de 13 demi-tons pour un son de GHB (la plupart de ces .mid s’ont écrits sur un La2, il faut donc compenser d’une gamme et un demi-ton par le bouton transposition).
transpose.jpg
Si le .mid n’est pas en La2, bon courage pour trouver la bonne transposition de lecture (chercher la fondamentale du fichier d’origine).
Si les bourdons ne démarrent pas automatiquement à la lecture, passer sur l’onglet ’setup’ pour cocher le switch ‘Drones auto ON/OFF’.

On peut déjà remarquer que bien souvent les ornementations en midi sont trop serrées mais on ne peut pas changer ce fait, l’information étant codée ainsi dans le fichier d’origine.
Ca me rappelle la réflexion d’un bon piper qui écoutait le son du Universal Piper à la lecture d’un fichier midi: Il m’a regardé d’un air légèrement méprisant et a dit d’un air définitif “Ca ne se joue pas comme ça un Strathpey.”
Si l’ordinateur savait ajouter du style il ne resterait plus grand chose aux humains!! Je pense d’ailleurs que c’est ce qui fait peur à pas mal de pipers face à l’ordinateur musicien.
On peut tout de même modifier le tempo ce qui est déjà sympa, et modifier l’ouverture des ornementations pour les bww ; mais ce n’est pas notre sujet.

Une autre remarque est que s’il l’on change d’instrument il faut aussi jouer du bouton transposition pour faire recadrer la partition et la plage midi ‘écoutée’ par Universal Piper en correspondance avec l’instrument choisit; par exemple en GHB, Upiper joue les notes midi de Ab3 jusqu’à BB4, par contre en practice c’est de Ab2 jusqu’à Bb3! A la lecture d’un .mid le cumul du décalage de la partition + compenser la plage à écouter … il faut en général mettre une transposition de 1!
On a presque une correspondance avec la partition et l’instrument choisit.
Dans le même ordre d’idées, on ne peut pas utiliser l’effet detune à la lecture d’un fichier .mid car cet effet change la plage d’écoute du plugin. C’est un effet surtout utilisable en mode ‘practice midi’ puisque dans ce mode de fonctionnement, Universal Piper compense les décalages pour que le musicien puisse toujours sortir un son avec son flutiau électronique!
Bon j’espère être resté à peu près clair. C’est bien à la lecture de ce genre d’article que je me dis que ce n’est pas immédiat de passer au midi.

tonalite.jpg
La deuxième façon jouer un fichier midi, moins immédiate mais plus simple au final c’est d’utiliser le mode plugin et de ‘dropper’ l’information midi dans une piste d’un atelier de MAO. A ce moment les informations midi sont visibles et directement modifiables par l’intermédiaire du séquenceur. Le décalage que l’on compensait par l’intermédiaire du bouton transpose de l’interface ‘player’ est maintenant à refaire dans le séquenceur. Soit il dispose d’une option ‘tonalité’ tel que dans Garage Band, soit il faut sélectionner les notes et les glisser (vers le haut en général) de 11 demi-tons, afin de pouvoir écouter le rendu du thème avec Universal Piper.
C’est le mode le plus efficace et celui du travail en Home studio. A remarquer que quoique soient les réglages des pistes Universal Piper (une un son de practice, une un Son de GHB par exemple) vous les retrouverez à l’ouverture de votre projet telles que vous les avez laissées à la fermeture.

Bon j’essaie de rassurer les joueurs de cornemuse non Home-studistes arrivés jusqu’ici. On peut jouer du Universal piper sans avoir à maîtriser tout ce genre de notions en préalable!

Un petit truc sympa pour finir: Comment passer d’un fichier partition en mode image ou PDF en “vraie” partition?
Il faut déjà passer l’objet en PDF, avec un éditeur word ou pages ou Gimp, faire une version PDF.
Ensuite installer l’outil PDFtoMusic Pro de Myriad situé ici.
http://www.myriad-online.com
Non seulement c’est pas cher mais c’est une boite toulousaine! A part d’autres outil de OMR (Optical Music Recognition) beaucoup beaucoup plus chers, je ne connais pas d’autre façon de procéder.
A noter que la version gratuite vous transcrira la première page de vos partitions PDF, ce qui suffit bien souvent pour des partitions de pipeband. Ouvrir la partition avec PDFtoMusic. Choisir ensuite dans les options d’export le format midi ou mxl (music xml).
analyze.jpg
pdftomusic.jpg
Et pan exportez votre partition. Il reconnait aussi les différentes voix d’une partition.
Vous obtiendrez de cette façon pleins de partitions utilisables avec Universal Piper tel qu’expliqué au-dessus.

Et voilou!!

décembre 2, 2009

Miss Robert G. Lawrie

Enregistré dans : sampling — skelman @ 10:15 am

Un nouvel article sur une des cornemuses samplées dernièrement. Je suis un peu en retard par rapport à ce que je pensais faire. Le travail sur les samples est un gros morceau. Aujourd’hui quelques informations succintes sur la Lawrie.

D’un point de vue sonore, elle dégage une couleur unique mais avec en plus une caractéristique très spéciale : après le démarrage une espèce de fusion se dégage. Moins brillant que pour la Henderson, moins bulle veloutée que la McDougall mais bien plutôt une unité sonore, un mur dans lequel basse et ténors sont quasi-indissociables.
L’explication tient peut être au son plus “fin” du basse ou aux ténors plus robustes.
En tout cas, une fois démarré on est en face de qualités harmoniques qui laissent coi.
Au niveau visuel elle est sobre et belle ; sans avoir le côté brillant des nouveaux pipes (1924 !) ; argent et ivoire ça pose un pipe.

Lawrie.jpg

Peu de détails d’achat sur cette cornemuse : achetée en décembre 1994 auprès de Murray HENDERSON… On sait qu’elle date de 1924.

Merci à Yann Pelliet.

Bunkerman

novembre 12, 2009

Miss Duncan McDougall

Enregistré dans : sampling — skelman @ 4:45 pm

Comme promis je fais une série d’articles sur chaque cornemuse samplée et dont nous vous préparons des morceaux de choix. Je dois dire que nous avons été assez impressionés de la présence de ces morceaux d’histoire et de sons que représentent ces cornemuses. Et en tant que musicien je tiens vraiment à tirer mon chapeau aux propriétaires qui nous ont prêté ces véritables nobles dames.

Aujourd’hui, honneur à la doyenne: Miss Mc Dougall.

McDougall.jpg

Quelques éléments sonores : Un démarrage ‘animal’ puis une bulle veloutée. A comparer avec les autres cornemuses samplées ce jour là ce n’est pas la plus puissante ; J’entends puissance non pas en terme de dB mais véritablement dans le sens d’impression auditive. Par contre c’est manifestement celle qui fournit le son le plus stéréophonique et entourant : véritablement une bulle.
NB : le démarrage c’est vraiment quelque chose !
D’un point de vue visuel, elle n’est pas clinquante mais donne une impression vraiment ancien régime avec sa débauche d’ivoire. Elle porte beau ses 130 printemps. Elle est en ébène véritable ; c’est la plus légère des quatre, elle a une perce assez importante, on y rentre facilement les doigts..

Voila l’histoire de l’acquisition de cette cornemuse racontée par son propriétaire actuel :
“Voilà l’historique de l’achat de mon pib. C’est un peu long, mais ça explique comment j’ai pu, presque par hasard, acheter cette cornemuse qui ne m’était pas destinée.
En 1984, soit deux ans après avoir débuté la cornemuse (je jouais sur une bonne Hardie “de base” que m’avait vendue François Dominé, que je remercie au passage pour ses conseils), je décidais de me faire plaisir et de m’offrir une vieille cornemuse, histoire de marquer le coup et d’avoir un instrument qui m’accompagnerait toute la vie.
En avril 84, je débarque donc en Ecosse, à Dumfries (Sud), -les poches pleines de pounds - où un piper mettait une cornemuse en vente (annonce sur le “Piping Times” de l’époque), soit disant qui aurait fait la bataille de Waterloo (juin 1815, pour ceux qui n’auraient pas suivi “Question pour un champion”…). Devant l’ancienneté présumée de l’instrument et ma constatation (consternation) que les coulisses étaient en vulgaire plastique à peine jauni (mes collègues du Pipe Band de Paris, canal historique, m’avaient bien mis en garde sur mon statut de “pigeon de l’année”), je me tournais alors vers mon plan B : gagner Glasgow et le collège of Piping, rue Ottago Street.

Là, Seumas Mac Neill (RIP) m’accueillit et après m’avoir écouté “exécuter” Battle of the birds (tous les oiseaux sont morts….), version… Mac Neill (un sésame inattendu), m’amena à l’étage où reposaient à même le parquet ciré une quinzaine de bagpipes, en dépôt-vente, tous plus beaux les uns que les autres. De l’ivoire et de l’argent partout ! N’ayant pas le Henderson full silver de mes rêves (histoire d’avoir le même que celui de Yann-Fanch Baot…) et conscient de mon embarras (pas facile de choisir entre Maseratti, Ferrari, Lamborghini, quand on a l’argent mais pas le permis de conduire…), SMN me demanda finalement ce que je souhaitais : “le meilleur et le plus vieux” finissais-je par lui répondre en désespoir de cause. “Celui-ci” me répondit-il sans hésiter une seule seconde, en me montrant un pib tout pourri, avec une vieille housse défraîchie, la poche poreuse, le chanter d’origine fendu (qu’il garda, me donnant à la place un Hardie tout neuf), les anches dégoulinantes d’humidité. “C’est un Duncan Mac Dougall. Les élèves s’en servent tous les jours pour qu’il tourne. C’est le meilleur de tous. Dépêchez-vous de le prendre, car un américain est déjà sur le coup et pourrait passer demain. Mais comme vous êtes arrivé avant lui….”

Il m’apprit ensuite qu’il s’agissait d’un pib ayant appartenu au duc de Sutherland, un comté situé tout au nord de l’Ecosse, sans plus de précision.

Fort dépité de ne pas avoir le “HendersonfullsilvertoutpareilcommeYann-FanchBaot”, mais conscient que Seumas Mac Neill ne s’était pas moqué de moi (un brocanteur de Glasgow, spécialisé dans les ventes de pibs d’occasion et “ennemi intime” de Seumas Mac Neill, m’avait confirmé l’après-midi même que les Mac Dougall étaient très recherchés et que j’étais “very lucky”. Lui-même n’en avait jamais eu un sous la main),je rentrais à Paris où j’appris qu’en posséder un en étant pratiquement débutant tenait du miracle.
J’eus la confirmation deux ans après, par hasard, en allant en stop à Wick pour un festival de musique, tout au nord de l’Ecosse, que ce pib était celui du sonneur héréditaire du clan Sutherland et plus particulièrement des “Dukes of Sutherland” successifs. Ce pib avait disparu de la circulation. Personne ne savait ce qu’il était devenu. Il fut reconnu par le Pipe Major du Pipe Band de Wick de l’époque (chez qui j’avais été invité par hasard), un vieux monsieur adorable, Noel Coghill, ancien piper du Pipe Band de Donald Mac Leod (Seaforth highlander). En apercevant le pib (il l’identifia immédiatement), il en avait même pleuré car il connaissait le dernier sonneur à s’en être servi, décédé depuis bien longtemps. Ce pib servait essentiellement au pibroch.

Et pour finir, une petite anecdote. En allant à Wick, où l’on m’attendait, je fus pris en stop du côté de Dundee par un homme à qui j’appris que dans la caisse que je transportais, il y avait un bagpipes. Voilà l’échange surréaliste que nous avons eu :
- Vous jouez de la cornemuse écossaise ?
- Oui.
- Si vous ne savez pas où dormir, je peux vous amener chez mon cousin. Il fait de la cornemuse et joue très bien. Il pourrait vous montrer des petits trucs et vous donner des cours.
- Je vous remercie beaucoup, mais je n’ai pas du tout le temps, je dois être à Wick ce soir où l’on m’attend.
- Quel dommage !
Avant de me déposer, cet automobiliste insista pour me donner les coordonnées de son cousin qu’il inscrivit sur une feuille de papier, me serra la main et démarra.
Voilà le nom du “cousin qui joue très bien” :
“John Burgess. Invergordon…”
Eh merde…

Daniel Gloaguen

J’en ai fait une traduction approximative:
“Here’s the story of the buying of my pipe. How I cross the path of this bagpipe, almost by random.
In 1984, two years after beginning playing the pipe, I decided to get a good old bagpipe and to offer myself one’s life instrument. At this time I was playing a
standart “Hardie” thanks to François Dominé,
In april 1984, I just landed in Dumfries, with my pocket full of pounds and seeking for the bagpipe of my dreams. There was an announce ( in the PipingTimes
of those years..) about a pipe which would have been used during Waterloo battle (june1815). Deception : it had some poor plastic furniture. But I had been
warned by my collegues of the Paris Pipe Band of my possible sheep condition.
So I decided to move to Glasgow and more precisely to the “college of Piping, Ottago Street”.
There, Seumas McNeill (Requiescat in pace) welcomed me. Then, after listening to me playing “Battle of the birds” in a Mc Neill version, he brought me
upstairs in a room (Alibaba cavern) where about fifteen pipes were laying on the wood floor. There, from one beauty to another, there was only silver and
ivory!
Hard to choose beetween a Ferrari and Lamborghini when you got the money but no driving license!
A bit disappointed not to find the Henderson full silver of my dreams, when SMN asked me which one I wanted, I replied: “The best and oldest”, letting the
odds decide for me.
“This one” he said me without a doubt. The pipe he showed me had a poor appearance, an old cover, a porous bag, some soaking reeds, and a craked chanter
(he kept, giving me a brand new Hardie)..
‘It’s a Duncan Mc Dougall. The students use it everyday to keep it running. It’s the best of them all. Take your decision fast. An american could pass tomorrow and is interested…”
I told me later that this pipe belonged to the Duke of Sutherland. A place far north of Scotland, without being more precise.
Still a bit disappointed not to have an “HendersonfullsilverandIvory”, I was at least confident in the choice of Seumas Mac Neill. I had confirmation of that by a
second hand pipes dealer that same day who told that I was VeryLucky; Mc Dougall pipes were looked at and he never got one himself.
Once in Paris, I simply appeared blessed by the Gods to have such a pipe as a beginner.
Two years later, hitchicking to Wick for a music festival, I had the confirmation that this pipe was the “Dukes of Sutherland” pipe. No-one knew where it has gone. Invited accidentally by the Wick pipeband Pipe Major, he recognized immediatly this pipe. Noel Coghill was an adorable old man, ancient member of the Donald Mac Leod PipeBand (Seaforth highlander) himself, he told me with an apparent emotion that he knew the last piper who owned that McDougall; mostly used to play piobaireachd.” Traduction Bunkerman

Allez finie la parlote, prochain article : Miss Lawrie.

KO! A non ca y est ça remarche!!!!

Enregistré dans : Uncategorized — skelman @ 3:36 pm

We are sorry for the inconvenience, The Website “Universal Piper “ was down several days due to inconsistency of our internet provider.

We are working on amazing new releases.
Check that video!!!!

Bon le site web était KO  mais ça y est ça remarche!!
On vous prepare des nouveaux presets terribles::
matez ça!!


novembre 1, 2009

Noble journée

Enregistré dans : sampling — skelman @ 11:21 am

En effet nous avons pris le thé avec quatre charmantes damoiselles, un peu âgées certes mais qui ne se font pas prier pour y donner du leur. .demoiselles De gauche à droite il y a Miss Henderson (1921), Miss McDougall (ca 1870/1880), Miss Lawrie (1924) and Miss François (2004). Nous avons bien-entendu enregistré nos ébats et cela donnera lieu à des presets de folie !!! Cette journée nous a aussi donné l’occasion de refaire le point sur le projet (team complète au resto) et de passer un très bon moment ensemble. Un grand MERCI aux propriétaires de ces bijoux. L’histoire de chacun de ces pipes connue par Piping uP factor nous sera peut être racontée sur ce blog avec l’autorisation des propriétaires bien évidemment.

octobre 13, 2009

Nouvelle version

Enregistré dans : software, Universal piper — skelman @ 2:16 pm

Et voilà, on a relivré une version!
Elle intègre pas mal de modifications et corrections levées par nos pipers depuis 3 mois. La version G4-G5 pour Mac qui était attendue; le pilotage des bourdons par la poche du redpipe… etc etc
Le son de practice nous a bien fait rigoler. Il est enregistré à partir du practice de Bertrand Louet avec ma foi une belle sonorité bois. Il faut savoir qu’il est plutôt accordé en LA et que je l’ai remonté et accordé en Bb. On a rajouté des bourdons GHB sur ce preset de practice, un parti pris qui révèle beaucoup de ‘grain’ sur ce son. Bien sûr, il est toujours possible de retrouver le son originel du practice en décochant ces bourdons.
Par contre la transposition que j’ai faite de l’accord de Ronan n’est pas bonne … Le Do est faux. Milles excuses. Ce sera corrigé dans les prochaines livraisons.

A peine postée cette version, je livre le résultat de me furetages sur internet, Dominique Meunier ayant eveillé ma curiosité avec des descriptions de cornemuses toutes hallucinantes, et notamment la musette de cour. Je découvre les horizons sonores incroyables de ces instruments.
J’ai aussi commencé a peaufiner les sons des musettes afin de les livrer sous forme expolitable par le Universal Piper. Mon oreille habituée aux sons écossais très droits et aigus a du mal à accorder ce type de sonorités. Les phénomènes de battements que nous chassons habituellement sont différents ou placés dans un autre spectre. Je vais laisser les pros finir cet accordage… Sans le pourrir.

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